Eczema et stress

L’eczema est-il dû au stress ?

De l’eczema apparaît souvent en cas de stress. C’est même un des principaux facteurs d’eczéma (avec bien sûr l’alimentation). Disons qu’il faut avoir des prédispositions génétiques mais que le stress vient « réveiller » l’eczéma.

Le stress et l’anxiété sont capables de faire remonter les problèmes de peau tels que psoriasis et eczéma, et les conflits aussi.

La peau est un des organes qui réagit le plus aux somatisations.

L’explication de cet état de fait est à la fois :

  • embryonnaire : la peau et le système nerveux proviennent du même feuillet embryonnaire (l’ectoderme), la différenciation des différents systèmes ne s’effectuant qu’à la troisième semaine in utero ;
  • sensitive : la peau représente près d’un cinquième de l’ensemble de l’organisme et est l’organe le plus sensible ;
  • communicative : la peau permet de faire le lien avec l’extérieur, à ce titre, elle permet également d’évacuer en partie un stress qui est, lui, intérieur ; elle agit en quelque sorte comme une soupape de sécurité.

Le stress n’est pas forcément à l’origine de l’eczéma, mais il vient le renforcer, et l’exacerber.

Un cercle vicieux

Le problème de l’eczéma dû au stress, c’est qu’on rentre dans un cercle vicieux. On essaye de ne pas se gratter, mais on n’y arrive pas, on se gratte, cela nous stresse, et l’eczéma sort encore plus.

Cela peut mener à la dépression chez l’adulte, alors il ne faut pas le négliger.

Les dermatos se sont intéressés il y a peu au stress nerveux, et ont constaté que cela faisait de plus en plus de dégâts au niveau de la peau (eczéma, psoriasis..etc). Le stress déclenche souvent une série d’évènements qui vont avoir un impact sur les organes et bien entendu la peau ! Quand on rougit, on palit ou lorsque nos poils se dressent sur notre peau, c’est bien dû à un évènement, et nous avons tous connu ça.

Se débarrasser de son stress pour réduire l’eczéma

Le stress est une saloperie dont il faut se débarrasser au plus vite, parce qu’en plus de causer de l’eczéma, il a tout un tas d’autres conséquences toutes plus négatives les unes que les autres : hypertension, troubles de la mémoire, asthme, troubles anxieux, maux de tête, infections, ulcères, et même pire cancers sur le long terme.

Il faut donc réduire son stress pour éviter tous ces problèmes.

La cohérence cardiaque pour réduire le stress

La cohérence cardiaque a vu le jour il y a une quinzaine d’année, par des chercheurs en neurocardio américains. Le cerveau émotionnel envoie des messages au coeur pour qu’il s’adapte aux émotions et évènements vécus. Jusque là, tout est normal. Quand on vit un stress, un danger, le cerveau envoie un message au coeur, et il bat plus vite pour mieux alimenter le corps en sang afin de mieux s’oxygéner pour pouvoir fuir et mieux gérer.

Le truc bien, c’est que ça marche aussi à l’inverse, et que si l’on parvient à contrôler son coeur (à le calmer disons plutôt), alors on peut calmer ses émotions … et donc son stress. Et lorsque l’on pratique la cohérence cardiaque, il y a un changement hormonal : baisse du cortisol (hormone du stress), et montée de la DHEA (hormone de la jeunesse).

Comment pratiquer : il faut être tranquillement posé quelque part. Le dos droit. Respirez par le ventre et non le torse (votre ventre doit se gonfler, cela permet de remplir totalement vos poumons). Concentrez vous sur votre coeur, et visualisez chaque respiration comme si vous respireriez par lui (visualisez-le en train de se gonfler).

Chaque inspiration doit durer 5 secondes et pareil pour l’expiration. On arrive ainsi à 6 respirations par minute. Faites l’exercice pendant 5 minutes, et c’est suffisant pour vous calmer pendant 5 heures. Le but, c’est de le faire 3 fois par jour, cela vous calmera.

Il existe l’applicaiton Respirelax sur mobile pour être mieux guidé.

La méditation pour réduire le stress

La méditation s’avère être de plus en plus utilisée par la société occidentale, et déjà au coeur de la pratique bouddhiste (et hindouiste). Elle vise à produire la paix intérieure, la vacuité de l’esprit, l’apaisement progressif du mental voire même une simple relaxation.

La psychothérapie cognitivo-comportementale propose ainsi aux personnes souffrant de ruminations mentales, de stress ou d’anxiété, par exemple lors d’une dépression, une forme de méditation qui se rapproche du Zen, mais dont les éléments typiques d’une spiritualité ont été supprimés, cette technique favoriserait la diminution de ces troubles et augmenterait le « bien-être », l’humeur, la « capacité à faire face », l’implication du patient dans sa thérapie et améliorerait le sommeil.

La méditation réduirait en outre le risque de rechute dépressive. Certaines études prouveraient également l’efficacité de la méditation en complément d’un traitement médical classique dans la guérison de maladies : diminution des douleurs chroniques, amélioration des défenses immunitaires et des effets du traitement thérapeutique classique dans les cas de cancer, de troubles gastriques et intestinaux ou même de fibromyalgie et de sida.

Elle a été amenée et promue par Mathieu Ricard, un des élèves du Dalaï Lama, en France, qui s’est retiré des années au Tibet pour méditer, et est revenu en France pour faire des études sur la méditation. Depuis il a fait tout une batterie de tests en clinique et a prouvé les nombreux bienfaits de la méditation pour la santé.

Des scientifiques se sont penchés sur les effets de la méditation sur le cerveau. Grâce à des enregistrements par encéphalogramme, ils ont pu montrer chez des bouddhistes que cet état de conscience entraînait l’apparition d’ondes cérébrales équivalentes a celles d’un sommeil profond. D’autres études ont montré que les zones du cerveau responsables de la concentration éveillée étaient allumées. Ainsi le cerveau serait à la fois dans un état de repos extrême et de concentration  très forte… un état paradoxal qui serait bénéfique.

Comment cela fonctionne ?

C’est très simple (beaucoup plus qu’il n’y paraît) : il suffit de s’assoir dans une pièce au calme (assurez-vous de ne pas être dérangé). Il faut concentrer son attention sur quelque chose (une image dans votre tête comme une flamme, une bougie, une pierre, un arbre…), et respirer profondément. Le but, c’est de ne penser à rien. Pour ça, il faut simplement chasser les pensées qui arrivent. Par exemple, si vous pensez à quelque chose soudainement (ça arrivera, surtout au début et c’est normal), il suffit de ne pas rester bloqué dessus pendant plusieurs secondes, mais de le faire partir.

Pour en savoir plus, testez cette méthode.

Le sport pour réduire le stress

Le sport est un excellent moyen pour réduire le stress, et améliorer le bien-être. En effet, de nombreuses études ont prouvé que le sport était bénéfique pour la santé et notamment contre le stress. Car pendant une séance de sport, le corps sécrète des hormones : les hormones du bien-être, les endorphines. Votre degré d’anxiété en est diminué et votre sommeil est apaisé. Le cerveau sécrète également de la dopamine, un neurotransmetteur, qui explique l’état de plénitude ressenti après une séance.

Le sport limite les conséquences du stress au niveau cardiovasculaire et diminue le stress, a partir de 5 fois 30 minutes par semaines, les résultats sont bel et bien visibles.

Si vous êtes de nature stressé et que votre eczéma est de sortie, essayez de réduire votre stress, car il en est la cause. Ca ne sera pas forcément l’unique cause, mais bien une des causes à travailler. De plus, vous constaterez d’autres changements aussi au niveau de votre énergie, de votre bien-être, de votre santé et de votre bonheur.

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